Back to top

Will eisner

Plus je découvre les illustrations et bande dessinées de Will Eisner, et plus je suis fan ! Nul doute que je me suis trouvé là un nouveau maître...

Biographie

William Erwin Eisner, dit Will Eisner, est un auteur de bande dessinée américain né le 6 mars 1917 dans le borough new-yorkais de Brooklyn et mort le 3 janvier 2005 à Lauderdale Lakes (Floride) à 87 ans, des suites d'un quadruple pontage coronarien.

The Spirit

The Spirit, genre de détective masqué, souvent à la rescousse de jolies femmes, semble être un incontournable de la carrière de Will Eisner. Il a notamment redoublé de créativité pour intégrer le titre dans les décors. Les faces des bandits en tout genre sont superbes, d'autant plus lors de portraits rapprochés, où les détails donnent de a profondeurs aux personnages.

PS magazine

Pendant la guerre, tout en produisant The Spirit, Eisner a fondé la Société d'Images américaine, qui était une entreprise commerciale d'art consacrée à la création de bandes dessinées, dessins animés et illustrations à buts éducatifs et commerciaux. Eisner a ressuscité Joe Dope, un soldat empoté qu'il avait créé pendant la Guerre, pour le Magazine PS, une publication qu'il a produite pour l'Armée pendant plus de vingt ans.
Virginia(Virginie) Commonwealth l'Université a les archives en ligne complètes de Magazine PS disponible pour le visionnage.

Expressions et gestuelles

Et c'est justement ça je trouve le point fort de Will Eisner: savoir caractériser des personnages, aussi bien dans leur personnalité que dans l'expression d'une émotion, par les expressions faciales et les gestuelles. non seulement ses personnages ont des gueules, mais en plus on perçoit exactement ce qu'ils ressentent dans leur situation: désespoir, tristesse, colère, envie... Will Eisner est devenu un virtuose des mimiques, des positions du corps, des membres etc. Il y a donc là tout un lexique graphique à s'approprier en le lisant.

Techniques

Ce que j'aime aussi chez Will Eisner, c'est qu'il travaillait majoritairement au pinceau, qui est aussi mon outil de prédilection. J'ai bien à la fois le fait que ses planches et illustrations restent assez clair, avec cependant une bonne gestion des noirs, sans que ça vire dans du glauque, mais aussi des gris, que ce soit en mode hachures, en mode grattage de papier texture, mais aussi en teinte de gris encre de Chine (ou aquarelle ?) à diverses dilutions.Une autre caractéristique est sa gestion des cases, qui, souvent, n'en sont pas, ce qui semble au final à la fois très aéré et très spécifique, comme la signature Eisner en quelque sorte.

Enseignement

L'apprentissage prend encore un cran avec les livres qu'il a laissé. Un peu à la manière d'un Hokusai avec la manga, Will Eisner a laissé derrière lui des livres d'explication de ces gestuelles et de la construction des personnages en situation, à travers les livres "Les clés de la BD", divisés en trois chapitres: L'art séquentiel, La narration et Les personnages. À la manière de Scott McCloud, Eisner ne nous noie pas sous des tonnes de blabla, mais explique clairement avec moules illustration et BD.

Roman graphique

En 1978, Un pacte avec Dieu marque la naissance américaine du graphic novel (roman graphique) selon l'expression qu'Eisner forge lui-même. Il déploie cette veine dans ses ouvrages suivants, parmi lesquels L'Appel de l'espace (1978-1980), Big City (1985-1992) ou Fagin le Juif (2003). Je ne l'ai pas (encore) lu et ne me risquerai pas à le décrire, mais vu l'importance des romans graphiques aujourd'hui, ça ne fait que confirmer son talent et avant-gardisme.

+ d'infos: site officiel / wikipedia / originaux

Utiliser cette image ? › Contactez-moi

Laisser un commentaire…

up